Traiter par l’énergie

Septembre 2012   Commentaires

 Le toucher thérapeutique peut, d’après des professionnels des soins infirmiers, équilibrer les champs énergétiques des patients et ainsi contribuer à leur santé.

Teckles Photography Inc.

Au début d’une séance de toucher thérapeutique, Susan Morris survole le corps de son client de ses doigts, de la tête aux pieds, sans jamais le toucher. Elle porte attention aux sensations de chaleur, de froid, de picotement ou de lourdeur dans ses doigts.

« C’est comme cela qu’on évalue le champ énergétique. On intervient ensuite pour l’équilibrer », explique Mme Morris, infirmière autorisée et présidente de l’association canadienne des infirmières holistiques (Canadian Holistic Nurses Association ou CHNA). « Si j’ai la sensation qu’une partie du corps de la personne est immobile ou atone, je visualise quelque chose qui bouge doucement pour encourager l’équilibrage du flux d’énergie à cet endroit. »

À la fin de la séance, Mme Morris refait un survol du corps du client pour repérer les différences. « On vérifie si le manque de vitalité ou la congestion ont évolué ou pas, dit-elle. On réharmonise le champ et on enracine la personne. Il faut s’assurer qu’elle est bien connectée à la Terre. »

Le toucher thérapeutique est l’une des pratiques de soins basés sur les champs énergétiques. Ces soins, qui font partie de la catégorie plus vaste des pratiques holistiques, reposent sur la croyance que les humains ont un champ énergétique comportant des aspects physiques, mentaux, émotionnels et spirituels et que le praticien peut favoriser la santé en équilibrant leur champ énergétique et en les aidant à se connecter à un pouvoir supérieur.

« Vous êtes connecté avec l’univers », déclare Mme Morris, qui compte ouvrir dans la région de Red Deer, en Alberta, un cabinet privé qui offrira principalement des soins énergétiques. « L’infirmière holistique canalise l’énergie », ajoute-t-elle.

Mais la plupart des organismes canadiens de réglementation de la profession infirmière ne voient pas dans les soins énergétiques une pratique infirmière. L’existence d’un champ énergétique humain comportant des dimensions matérielles et spirituelles n’a pas été prouvée scientifiquement, et les données probantes émanant d’études cliniques sur la plus grande efficacité des traitements énergétiques par rapport aux placebos demeurent peu concluantes.

Linda Rosa, infirmière du Colorado et cofondatrice de l’Institute for Science in Medicine, un groupe de réflexion sans but lucratif, est sceptique. « Je suis sûre que beaucoup d’infirmières et d’infirmiers sont convaincus dans leur tréfonds que ce qu’ils font aide leurs patients et qu’ils ont les meilleures intentions du monde. Mais sans la science pour nous guider, nous pouvons nous méprendre, et en venir à croire que certaines interventions sont utiles quand elles ne le sont pas du tout », affirme Mme Rosa. Dans les années 1980, elle a d’ailleurs contesté la décision du Colorado Board of Nursing de reconnaître les cours de formation continue dans des pratiques comme la lithothérapie (la guérison par les cristaux) et le toucher thérapeutique.

Soins infirmiers holistiques
Au sens le plus large, le terme soins infirmiers holistiques signifie la prise en compte des maladies diagnostiquées des patients, mais aussi de leur bien-être général et de leurs conditions de vie. Compris ainsi, les soins infirmiers holistiques sont largement acceptés par la profession.

Néanmoins – et cela prête plutôt à confusion –, le terme holistique est aussi utilisé pour tout un éventail de thérapies « complémentaires et non conventionnelles ». Ces pratiques peuvent inclure la thérapie par l’art, la musicothérapie, l’aromathérapie, la prière, la méditation et le yoga ainsi que des traitements énergétiques comme le reiki, le toucher thérapeutique et la guérison par le toucher.

Les croyances qui sous-tendent les traitements énergétiques sont partagées par la CHNA qui, comme l’indiquent ses normes de pratique, considère que chaque personne est un être humain unitaire qui forme un tout et un champ unitaire d’essence humaine en interaction constante avec le champ énergétique de son environnement. De la même façon, le groupe d’intérêt sur les thérapies complémentaires de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario, qui compte plus de 200 infirmières et infirmiers autorisés et quelque 500 membres étudiants, indique que l’énoncé « toute réalité consiste en des champs énergétiques » est l’une de ses hypothèses de base.

Bien que le concept d’énergie humaine vitale remonte à des milliers d’années dans diverses traditions religieuses, mystiques et médicinales, le National Center for Complementary and Alternative Medicine (NCCAM) aux États-Unis note que l’existence de champs énergétiques humains n’a pas été démontrée par les scientifiques modernes.

« Les champs énergétiques putatifs, aussi appelés champs bioénergétiques, n’ont pu à ce jour être mesurés au moyen de méthodes reproductibles », lit-on dans le document d’information du NCCAM sur la médecine énergétique de 2007. « Les thérapeutes disent cependant pouvoir travailler avec cette énergie subtile, la voir de leurs yeux et l’utiliser pour provoquer des changements dans le corps et influer sur la santé. »

Martha Rogers et Dolores Krieger, infirmières, ont été des pionnières de l’utilisation des champs énergétiques pour favoriser la guérison.

Mme Rogers était infirmière en santé publique avant d’enseigner en soins infirmiers à l’Université de New York, puis de diriger ce département, où elle a travaillé de 1954 à 1975. Elle a mis au point ce qu’elle appelle la science des êtres humains unitaires, postulant que chaque être humain est un individu qui ne peut être réduit à la somme de ses parties, et dont la santé, par conséquent, ne peut être rétablie en traitant un organe ou un problème isolé. Elle a également postulé que les humains consistent essentiellement en des champs énergétiques qui interagissent avec les champs énergétiques qui les entourent.

C’est aussi sur l’idée des champs énergétiques que reposent les convictions de Dolores Krieger, une infirmière autorisée avec un doctorat en soins infirmiers qui a créé le toucher thérapeutique dans les années 1970 avec Dora Kunz. Mme Kunz était une mystique qui disait avoir des dons de clairvoyance et voir les énergies subtiles qui entourent les gens. Après avoir étudié les travaux d’Oskar Estebany, guérisseur spirituel hongrois qui croyait que l’esprit de Jésus passait par lui quand il imposait les mains à ses patients, Mmes Krieger et Kunz ont élaboré un système de mouvements des mains que des praticiens formés pourraient utiliser, croyaient-elles, pour améliorer la santé des patients.

Les praticiens des soins énergétiques au travail
Barbara Dobbie était professeure de soins infirmiers à l’Université de Calgary en 1977 quand elle a suivi un atelier de toucher thérapeutique donné par Dolores Krieger. Elle a tout de suite été intéressée : « C’était une façon complètement différente de travailler. J’ai appris que les gens étaient des êtres composés d’énergie et que je pouvais les réconforter et les détendre juste en déplaçant l’énergie autour d’eux. C’était stupéfiant. »

Mme Dobbie a ensuite appris le toucher thérapeutique et le reiki, ce qui l’a conduite à devenir infirmière holistique indépendante. Ses heures de travail sont reconnues par son association, le College and Association of Registered Nurses of Alberta, ce qui lui permet de conserver son titre d’infirmière autorisée.

Mme Dobbie raconte avoir recouru aux traitements énergétiques pour aider des victimes de violences sexuelles et des femmes ayant du mal à faire la transition pendant la ménopause. Elle travaille aussi avec des patients avant et après des opérations. Pour elle, ce travail sur l’énergie peut soulager la douleur chez certains patients. Beaucoup de praticiens des soins énergétiques travaillent avec des patients aux prises avec des douleurs ou du stress et parfois avec des clients qui ont des problèmes existentiels et espèrent trouver un sens plus grand à la vie. Ils ont aussi des patients atteints d’un cancer qui croient que les traitements stimuleront leur système immunitaire et rendront plus efficaces la radiothérapie ou la chimiothérapie, ou qu’ils les aideront à accepter la maladie et leur mortalité. Certains praticiens utilisent cette approche pour traiter des toxicomanes.

En donnant aux clients un sentiment de calme et de détente, les séances de soins énergétiques les aident à examiner leur vie et à y apporter des changements positifs, estime Mme Dobbie. « Pour mon projet de doctorat, j’ai travaillé avec des femmes qui avaient des difficultés à faire la transition vers la quarantaine. Elles se penchaient sur toutes sortes de choses qui ne semblaient plus marcher dans leur vie et essayaient de comprendre pourquoi. Travailler sur leur énergie a semblé leur donner un sentiment de paix et de calme qui les a aidées à voir le monde différemment et à comprendre que certains changements étaient peut-être pour le mieux. Peut-être pourraient-elles faire certaines choses différemment? Certaines ont eu des expériences spirituelles qui ont changé leur vie. »

Mme Dobbie, qui a la permission d’accéder aux services hospitaliers pour traiter ses clients, voit son travail comme un complément à la médecine traditionnelle et affirme que pour qu’elle les accepte, ses clients doivent avoir un médecin traitant.

Laurie Marshall, infirmière et praticienne du reiki considère aussi les soins énergétiques comme complémentaires de la médecine conventionnelle, un moyen de traiter des symptômes comme la douleur, le stress et l’anxiété, mais pas comme un substitut.

Dans son travail comme infirmière de soins à domicile au service d’une compagnie privée, Mme Marshall a toujours une approche holistique de ses patients : elle baigne dans leurs conditions de vie quand elle entre chez eux. « J’ai des clients qui ont des nausées sans raison. Mais quand je leur parle, je comprends que c’est parce que leur chèque de l’aide sociale n’est pas arrivé, et leur anxiété est telle que leur corps commence à défaillir », dit-elle.

Une grande partie du travail de Mme Marshall consiste à parler aux patients, à les encourager à voir leur vie sous un autre angle ou à modifier leur mode de vie et à les mettre en contact avec des services communautaires. Bien que toutes sortes d’infirmières et infirmiers dispensent ce type de soins, et qu’elle le fasse elle-même avec l’appui de son employeur, Mme Marshall n’a pas le droit d’utiliser des traitements énergétiques au travail. « J’ai beaucoup de patients en chimiothérapie ou en fin de vie. Très souvent, j’aimerais pouvoir leur dire “Je peux vous tenir la main et vous faire un peu de reiki?”, mais je n’ai pas le droit. Et si l’un d’eux appelait mon employeur pour lui dire “J’ai eu une infirmière qui pratiquait le vaudou”, demande-t-elle? Malheureusement, cette pratique est mal connue et mal acceptée. »

Pour ne pas perdre la main, Mme Marshall fait du reiki sur ses amis et ses collègues, entre autres sur Karen McBurney. Cette infirmière souffre depuis trois ans d’une douleur à l’épaule, douleur liée au stress. Elle rapporte que la douleur a diminué quand elle a commencé les séances de reiki, il y a quelques mois, ajoutant qu’elle a aussi commencé à voir un chiropraticien et a fait un voyage au Mexique, ce qui a sans doute aidé.

Mme McBurney croit que les séances de reiki l’ont aidée à se sentir plus calme et plus à même de surmonter ses problèmes. « Un jour, Laurie a mis une main sur chacune de mes oreilles, et j’ai senti une énergie passer d’une main à l’autre. C’était comme un pouls entre les deux mains, raconte Mme McBurney. Une autre fois, après la séance, j’étais toute seule en voiture et je me suis mise à pleurer tout d’un coup. Il n’y avait aucun autre déclencheur possible. J’avais le sentiment qu’on venait de me libérer d’un gros poids qui m’oppressait. J’en ai parlé à Laurie et elle m’a dit “Ça te permet de te purger. Des fois la réaction vient plus tard.” »

Survol des traitements énergétiques

Les participants au programme de spécialisation en soins infirmiers holistiques de la CHNA étudient l’utilisation des traitements suivants dans leur travail avec leurs clients :

Méditation : Une pratique axée sur le corps et l’esprit où la personne apprend à concentrer son attention pour accroître son calme et atteindre un état de relaxation physique

Visualisation dirigée : Série de techniques de relaxation suivie par une visualisation d’images paisibles

Relaxation musculaire progressive : Technique utilisée pour soulager la tension et le stress en contractant puis relaxant systématiquement des groupes de muscles successifs

Toucher thérapeutique : Traitement où le praticien utilise des mouvements des mains, sans qu’il y ait contact physique direct, pour essayer d’équilibrer et de moduler la circulation de l’énergie dans le corps du client et autour de lui

Reiki : Technique japonaise où le praticien place ses mains sur la personne recevant le traitement ou tout près, avec pour intention la transmission du ki, l’énergie de la force vitale

Guérison par le toucher : Traitement où l’on touche doucement le patient pour équilibrer son bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel, une façon selon les praticiens de renforcer la capacité naturelle de guérison du corps

Lumière-couleur : Traitement reposant sur la croyance que les sept couleurs de l’arc-en-ciel sont en résonance avec les sept chakras, ou centres d’énergie, du corps humain, et peuvent donc être utilisées pour équilibrer l’énergie d’une personne et contribuer à son bien-être

Son-musique : Utilisation de la musique et d’éléments musicaux pour favoriser, préserver et rétablir la santé mentale, physique et émotionnelle et spirituelle

Thérapie ou placebo?
En 2010, Holistic Nursing Practice a publié une analyse documentaire des études menées entre 1980 et 2008 sur l’effet des traitements énergétiques sur la douleur. Les résultats n’étaient pas concluants. Dans certaines études, les patients qui recevaient ces traitements disaient avoir vu diminuer la douleur plus que les sujets du groupe recevant le placebo. D’autres études n’ont néanmoins pas constaté de différence entre les deux groupes pour ce qui est de la douleur ressentie.

La conclusion d’une autre analyse documentaire, publiée par la Cochrane Collaboration en 2008 et portant sur 24 études contrôlées comptant au total 1 153 participants, est que « le toucher thérapeutique peut avoir un léger effet sur le soulagement de la douleur ». La Cochrane Collaboration fait néanmoins remarquer qu’« en l’absence de données adéquates, les effets du toucher thérapeutique ne peuvent être clairement affirmés ».

Dans son document d’information de 2007 sur les traitements énergétiques, le NCCAM résume comme suit l’état de la recherche sur le toucher thérapeutique et autres traitements similaires : « Globalement, les preuves anecdotiques [sur l’efficacité de ces thérapies pour traiter divers problèmes de santé] abondent, mais il n’y a aucune preuve scientifique. »

Pour Mme Rosa, les rapports de patients souffrant moins ou étant moins anxieux après un traitement énergétique n’indiquent rien de plus qu’un effet placebo. « Ils se sentent mieux, et après? Des études ont montré qu’il suffit qu’une infirmière soit dans la pièce pour que les patients se sentent mieux, rappelle-t-elle. Cela les rassure de savoir qu’elle est là, qu’elle se soucie d’eux et qu’elle les écoute. »

Selon Kim Watson, infirmière aux urgences de l’Hôtel-Dieu Grace Hospital à Windsor, qui pratique les traitements énergétiques et préside le Complementary Therapies Nurses’ Interest Group de la RNAO, les essais cliniques randomisés ne sont pas la seule façon de mesurer la valeur des pratiques holistiques. « Si je fais participer des gens à une étude, les résultats montreront peut-être que la thérapie énergétique n’est pas si efficace que ça. Et pourtant, je peux trouver cent personnes qui disent toutes “Vous voulez rire? Je me sens 100 fois mieux!”, affirme Mme Watson. Vous ne trouvez peut-être pas d’outil scientifique pour le mesurer, mais quelque chose marche. »

En quête d’acceptation
Les traitements énergétiques n’ont pas été largement reconnus par la profession infirmière au Canada. Parmi les organismes de réglementation des infirmières et infirmiers autorisés, seuls ceux de l’Ontario, de la C.-B., de l’Alberta et de l’Î.-P.-É reconnaissent certaines des heures faites par le personnel infirmier utilisant des traitements énergétiques, souligne Mme Morris.

La CHNA compte environ 80 membres. Mme Morris attribue ce petit nombre, en partie, au manque de reconnaissance par les organismes de réglementation. « À certains endroits, les infirmières et infirmiers holistiques laissent carrément expirer leur autorisation parce que ce que nous faisons n’est pas reconnu, déplore-t-elle. Il est clair que l’un de nos objectifs est d’encourager tous les organismes de réglementation du pays à accepter notre travail. »

Pat Miles s’est récemment trouvée en désaccord à ce sujet avec son association, le College of Registered Nurses of Manitoba, après avoir obtenu en 2007 un certificat en guérison énergétique intégrative du Collège Langara en C.-B. « J’ai choisi de “sortir du placard” et d’indiquer sur mon formulaire de renouvellement que j’étais infirmière praticienne en guérison énergétique intégrative et holistique, raconte-t-elle. J’y ai inscrit mes heures à ce titre, mais comme le Collège n’a pas reconnu ce travail comme faisant partie de ma pratique infirmière, je ne suis plus infirmière autorisée. »

Selon Mme Miles, le Collège devrait accepter les pratiques de guérison holistique parce qu’elles donnent plus d’options aux patients. « La guérison est le but des soins de santé holistique et elle est aussi au cœur des soins infirmiers. »

Mais Suzanne Wowchuk, directrice des services réglementaires du CRNM, explique que le Collège a fondé sa décision sur la loi provinciale qui régit les soins infirmiers, la Registered Nurses Act, et sur les normes du Collège. « Ce type de pratique n’est pas ancré dans la pratique des infirmières et infirmiers autorisés et n’est pas une extension des compétences obtenues dans le cadre d’un cours de niveau d’entrée pour les infirmières et infirmiers autorisés », tranche-t-elle.

Le manque de reconnaissance des traitements énergétiques ne se limite pas aux organismes de réglementation. Ils ne sont pas enseignés dans les écoles canadiennes de soins infirmiers, et aucun hôpital n’emploie d’infirmières ou d’infirmiers pour les pratiquer. (Certains hôpitaux leur permettent de pratiquer ce type de soins si un patient le demande ou si des bénévoles les offrent.) L’AIIC n’offre pas de certification en soins holistiques.

La plupart des infirmières et infirmiers qui recourent aux traitements énergétiques ont une pratique indépendante, et c’est souvent par le bouche à oreille qu’ils trouvent leurs clients. Dans les endroits où les organismes de réglementation ne reconnaissent pas ces thérapies, ils les proposent souvent en marge de leurs activités professionnelles courantes à l’hôpital ou dans une clinique.

Nullement découragée par les sceptiques, Mme Watson a pour vision d’avenir l’offre, un jour, par l’AIIC, d’un examen de certification en thérapies complémentaires et l’embauche par les hôpitaux canadiens d’infirmières et infirmiers en soins holistiques pour offrir aux patients des traitements complémentaires.

Mme Morris admet qu’il reste beaucoup à faire : « Faire en sorte que les pratiques holistiques entrent dans les soins courants est l’un des rêves du CNHA. En attendant, nous continuerons à prôner le recours aux soins infirmiers holistiques pour nous aider à réaliser ce rêve. »

Kate Jaimet

Kate Jaimet est rédactrice indépendante à Ottawa (Ontario).

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